C'est un petit soleil qu'on respire jusqu'au bout
qui vous éclate entre les côtes, ruissele en cognant sur vos dents
et délie l'âme sans résonner trop fort
sur vos fractures,
ou presque
un chuchotur
pour m'aider
à apprivoiser
ta féroce tendresse
Renoncer à la fête
reconaitre la défaite
s'abandonner
aux chimies plus expertes
revenir au silence?
Bambou,
Bambou,
Bambou,
ton silence fait mal, tu sais?
à l'ombre de ton homme,
de tes ennemis,
dressant des barrages immenses contre l'ocèan sale de la vie
que l'or fin vienne recouvrir tes berges,
offrant une plage à ton corps bien trop mince
pour te blottir contre la paix
jusqu'à ce que le bonheur revienne
solitaire, l'exil
souffrance sur deux rives
entre, le fleuve du silence
où s'abiment nos rêves identiques
Refusons que la nuit s'éloigne,
tournant la page offerte au jour
car ce matin devrait alors
laisser nos tourments sans repos
Articles plus récents Articles plus anciens Accueil