Bambou

Bambou,
Bambou,
Bambou,
ton silence fait mal, tu sais?

à l'ombre de ton homme,
de tes ennemis,
dressant des barrages immenses contre l'ocèan sale de la vie

que l'or fin vienne recouvrir tes berges,
offrant une plage à ton corps bien trop mince
pour te blottir contre la paix

jusqu'à ce que le bonheur revienne

adage lointain

solitaire, l'exil
souffrance sur deux rives
entre, le fleuve du silence
où s'abiment nos rêves identiques

Refusons que la nuit s'éloigne,
tournant la page offerte au jour
car ce matin devrait alors
laisser nos tourments sans repos

Les cordes sont à terre,
la cave est sèche, va comprendre,

la vie est revenue, plus forte

faut rire

Ces étoiles qu'il faut lire dans la vieille peau de l'ordinaire
doivent naître à ton souffle en fous-rire


toi sans mots

Enfant qui cache tes rêves, tes blessures sous ton voile,
ne soit pas heurtée par mamain qui te tend,
les premiers fragments de la langue de ce no-pays qui est le mien,
s'ils deviennent tiens, ils ne seront plus amers,
car ils seront remplis de ta force

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