Les cordes sont à terre,
la cave est sèche, va comprendre,
la vie est revenue, plus forte
Ces étoiles qu'il faut lire dans la vieille peau de l'ordinaire
doivent naître à ton souffle en fous-rire
Enfant qui cache tes rêves, tes blessures sous ton voile,
ne soit pas heurtée par mamain qui te tend,
les premiers fragments de la langue de ce no-pays qui est le mien,
s'ils deviennent tiens, ils ne seront plus amers,
car ils seront remplis de ta force
et comme ça, l'air de rien, derrière les feux de broussailles et les cris, la gale gagne du terrain. Les mots dépassent la vitesse du con. La haine démange telle une lèpre. Et derrière tout ça, à l'abri sous ses gants propres, lourde d'un venin aussi clair qu'un nectar l'araignée tisse la toile d'ombres dont elle espère nourrir un monde d'affamés, de déçus, d'appeurés, de braillards, de bénis, de gentils qui ne savent pas vraiment la menace qui pèse sur le jour qu'ils préparent, croyant se liberer et ajoutant des chaines à leurs coeurs, à leur vie, à demain. La mort veille. La mort de toute égalité.
se noyer dans les nuits trop bleues
jusqu'à dépasser les heures sans sommeil
jusqu'à l'épuisement bienvenu
qui endort remords et regrets
toute parole est douce
lorsqu'elle est donnée
à qui a vu son coeur se briser
comme quatre orphelins
dans un grand lit trop vide
quatre coeurs à l'unisson
les larmes épousent la nuit
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