tous les "tu" sont hostiles,
les "je" sont apparences,
que c'est dur de survivre
dans un pays où "nous" n'existe déjà plus.
détacher un à un tous les barreaux de vent,
piétiner à sang nu le temps qu'on a perdu
mourir dans les draps bleus d'une vie infidèle
et repartir
on ne craint pas la mort on pleure sur sa souffrance
les rêves me rendent ceux que j'aime et que la vie me perd
jamais je ne vis aussi intensement qu'en rêve et en vacances
les barreaux de ma prison sont tes silences et tes regards,
toi, témoin cruel dont jamais on ne se défait,
losqu'on n'arrive même plus à se mentir.
à terre, encore une fois, comme avant, comme hier.
et terriblement résignée, condamnée à perpétuité?
je t'envie toi qui peut crier, car ici l'air est trop lourd de ce silence
qui m'empêche d'être assez aveugle
pour m'ignorer
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