| Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par le montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. Victor Hugo |
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When to the new eyes of thee
All things by immortal power,
Near or far,
Hiddenly
To each other linked are,
That thou canst not stir a flower
Without troubling of a star.
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Quand la gorge se serre
même après des années
c'est toujours la même peur
qui règne sur tout mon esprit
je marcherais des heures entières
attendant l'heure en me tordant
l'horreur creusera mes tripes
sans comprendre ce voyage
et j'attendrais dans le noir
ma délivrance, ma punition
mettre en mots toute cette angoisse
les larmes coulant en chuchotant
je ne vois que des mots qu'il faudra dire
coûte que coûte, en s'arrachant la chair
pourquoi faut-il ce bagne?
apprend-t-on à guérir?
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