Au premier jour déjà, Ils dormaient sous ton lit
Et ils t'ont murmuré tant de rêves, de mystères
Que dans les feux tziganes ton coeur fut impatient
D'affronter ces vrais Dieux alors tu es parti

Tu parcours la Terre comme on sillonne la nuit
Les yeux trop grands ouverts pour guetter leur réveil
Leur coeur qui bat trop fort, leur silence interdit
De sentir sur leurs flancs un homme qui a compris

C'est leur lave qui coule écarlate dans tes veines,
Leur rage est dans ton souffle parce que tu les surveilles
C'est leur soufre que tu bois, leurs acides et leurs terres;
Téméraire au grand coeur ta famille te suit,

Faut-il rire ou trembler du jour consacré
où, face à leur colère tu seras tout d'argent habillé?

Rage

Peu à peu elle monte...
la peur, l'effroyable angoisse
qui vous serre la gorge
à vous en étrangler

Je me noie dans la rage
sans pouvoir l'expliquer
j'étouffe et je mélange
les armes à cran d'arrêt

En déchirant le ciel le charme s'est rompu
Au diable les lutins, les sorcières et les elfes
La magie s'est éteinte puisque la lune est morte,

Seules les plaintes résistent, les clochettes sont muettes
Tous les lacs sont noirs, les oiseaux sont en berne,
Il reste un mystère: pourquoi mon coeur fait-il si mal?
Je déteste le jour et redoute les nuits

Les fées sont des mensonges.

Comme un couteau acide qui vous brûle les plaies
encore ouvertes pour qu'en coulent le sang
puisque se taisent les larmes
qui étouffent vos cris

écrire avec son âme,
écrire avec ses armes,
écrire avec ses larmes
parfois,

l'inconscient parle
tout bas

et vous entrez dans la valse des mots,
et leur donnez leur propre cristal,
comme un immense carnaval
de Venise

vous

Et je dois déchirer les soleils et les larmes
que j'avais dessiné sur mes paupières closes
et je dois écouter les vrais bruits, pas les chants
Il nous reste pourtant les murmures en commun
et les rires déployés, enfin ...si je les trouve

Il faut tout effacer, m'écorcher jusqu'au sang
pour perdre le goût sucré que j'avais de l'enfance
dites moi, nue, transie, où chercher d'autres armes
d'autres briques pour construire des fondations nouvelles?
et bâtir ce "moi" pour trouver le saint Graal:

ouvrir les yeux à Votre Monde


Il regarde sans fin le monde qui s'est offert
A ses yeux affamés d'y vivre de toute son âme
Il sait qu'il a la perle qui le suivra partout
Fascinée comme lui par la Terre qui saigne
Du feu ardent et sourd que toujours tu surveilles

Oh voyageur sans fin dis ce que tes yeux révèlent
Aussi clairs que le bleu du ciel et d'océans profonds
Dis moi cette aventure sans limites ni frontières

Et s'il te plaît jamais n'oublie tous ceux qui t'aiment
Ta troupe de tziganes...

Articles plus récents Articles plus anciens Accueil

Blogger Template by Blogcrowds