Escale

Sur la route tordue aux pierres blanches et grises
mon pied nu saigne un peu mais je marche sans fin,
je cherche peut-être le haut de l'invincible montagne
je regarde derrière moi sans croire au chemin parcouru

la pente est dure et laide et mon sac très lourd
le soleil mortel darde la poussière trop claire
les buissons griffent un peu, les serpents me surveillent
il parait que chacun à son chemin à faire

la pluie, le fracas fou d'un orage en colère,
le ciel si bleu et dur qui perce le regard
faut-il penser vraiment à chaque instant qui doute
d'une possible fin de cette montée ardue?

Une fleur, un caillou, un papillon soudain
et alors simplement je bois à cette escale...

Viens!

quitte ce lieu sans avenir
du monde des esclaves "au travail"
et j'arrêterai le temps
celui qui distille ses minutes mortelles
qui te séparent de nous
qui te séparent de moi
la parenthèse spatiale figera les étoiles
où la course des astres est torture pour nous
je te rendrai seulement des secondes magiques
où tu pourras dormir , mes yeux sur tes paupières
et je danserai doucement au chant de ton sommeil...

aujourd'hui colère

Aaaaargh!C 'est de la bouse de vache ce que j'écris et ça m'énerve tout rouge. Je suis déçue et en colère contre moi comme si je n'avais jamais rien fait de beau et que c'est même de pire en pire. Saleté d'Euridice, tu ferais mieux de la casser ta plume, stupida. (je l'écris comme ça vient et aujourd'hui c'est très colère)
bon j'efface pas tout parce que y a pas de gomme dans les blogs mais je comprends que ce blog reste muet: c'est ce qu'il a de mieux à faire!!! grrr....

sa liberté

abandonner sa liberté et la laisser partir
puis passer une vie entière
à la chercher
toujours sans rien comprendre

Il y a une place pour les gens comme nous dans ce monde,
parait-il
moi je crois que si c'est vai c'est
en rejoignant l'ombre...
vivre caché c'est déjà vivre un peu...

orage

Le goût de la peur c'est celui
du sang dans la bouche
à force de se mordre la langue
terrorisé

La déchirure

A peine levée, les yeux en larmes,
l'aube vient enfin sans me bercer,
j'ai mal au coeur de ma petite âme,
pour une vieille photo oubliée...

Un visage aimé, grand sourire,
et son regard plein de bonheur,
une autre éternelle d'un amour
à jamais, d'une belle histoire:

Ce n'était pas moi, mes erreurs,
Mais une page de vie si précieuse,
que je ne sais s'il faut la cacher
pour atténuer notre chagrin qui déchire

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