Elle écoute toujours l'eau
Elle danse avec le vent
Elle rit avec le feu
Elle joue avec la terre
Qui cru que cet enfant
Si petite, déjà belle
Nourrirait tout son sang
Des rayons de soleil?
C'est elle forcèment
Qui, dans la sombre nuit
Allume comme des bougies
Les étoiles du ciel
Libellés : Portraits
Au premier jour déjà, Ils dormaient sous ton lit
Et ils t'ont murmuré tant de rêves, de mystères
Que dans les feux tziganes ton coeur fut impatient
D'affronter ces vrais Dieux alors tu es parti
Tu parcours la Terre comme on sillonne la nuit
Les yeux trop grands ouverts pour guetter leur réveil
Leur coeur qui bat trop fort, leur silence interdit
De sentir sur leurs flancs un homme qui a compris
C'est leur lave qui coule écarlate dans tes veines,
Leur rage est dans ton souffle parce que tu les surveilles
C'est leur soufre que tu bois, leurs acides et leurs terres;
Téméraire au grand coeur ta famille te suit,
Faut-il rire ou trembler du jour consacré
où, face à leur colère tu seras tout d'argent habillé?
Libellés : Portraits
Peu à peu elle monte...
la peur, l'effroyable angoisse
qui vous serre la gorge
à vous en étrangler
Je me noie dans la rage
sans pouvoir l'expliquer
j'étouffe et je mélange
les armes à cran d'arrêt
Libellés : Poemes d'ombre
En déchirant le ciel le charme s'est rompu
Au diable les lutins, les sorcières et les elfes
La magie s'est éteinte puisque la lune est morte,
Seules les plaintes résistent, les clochettes sont muettes
Tous les lacs sont noirs, les oiseaux sont en berne,
Il reste un mystère: pourquoi mon coeur fait-il si mal?
Je déteste le jour et redoute les nuits
Les fées sont des mensonges.
Libellés : Poemes d'ombre
Comme un couteau acide qui vous brûle les plaies
encore ouvertes pour qu'en coulent le sang
puisque se taisent les larmes
qui étouffent vos cris
Libellés : Poemes d'ombre
écrire avec son âme,
écrire avec ses armes,
écrire avec ses larmes
parfois,
l'inconscient parle
tout bas
et vous entrez dans la valse des mots,
et leur donnez leur propre cristal,
comme un immense carnaval
de Venise
Libellés : Poemes d'or
Et je dois déchirer les soleils et les larmes
que j'avais dessiné sur mes paupières closes
et je dois écouter les vrais bruits, pas les chants
Il nous reste pourtant les murmures en commun
et les rires déployés, enfin ...si je les trouve
Il faut tout effacer, m'écorcher jusqu'au sang
pour perdre le goût sucré que j'avais de l'enfance
dites moi, nue, transie, où chercher d'autres armes
d'autres briques pour construire des fondations nouvelles?
et bâtir ce "moi" pour trouver le saint Graal:
ouvrir les yeux à Votre Monde
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