Quand tous ces gens vous parlent de décrocher la lune
je voudrais leur crier qu'à moi il me faudrait
un peu de magie noire ou blanche je ne sais pas
mais je préfèrerais pouvoir l'autre astre pouvoir saisir:
retenir le soleil à m'en brûler les doigts
pour arrêter le temps sur les heures faciles
les minutes éternelles où simplement on sent
son coeur s'arrêter de battre parce qu'on est enfin
heureux
Euridice Dante
Libellés : Poemes d'or
L'univers est immense
Voir la rose s'étioler
et l'étoile s'eteindre
l'univers là, immense,
du seul noir habité
Ne plus croire à demain
quand la neige viendra
poser ses mains glacées
sur nos joues si salées
Debout face au néant
au moindre souffle trembler
se perdre chaque instant
quand l'espoir qui restait
lentement nous a quitté
car ses yeux sont fermés
à jamais
Euridice Dante
Libellés : Poemes d'ombre
Magali tout à coup cherche à découvrir qui est qui dans mes portraits, attendez un peu c'est dur de libeller des centaines d'archives mais ça va venir. Je donnerai une réponse personnelle via email à tout/e chercheur/euse pour ne pas dévoiler au grand jour les fragiles étoffes qui recouvrent les visages dans mes portraits..
Libellés : message aux lecteurs
A force de m'arracher les mains
en tâtant les parois si muettes
du labyrinthe infernal et glacé
où j'erre depuis plus de seize ans
le noir devant, le noir derrière
depuis que c'est éteint le jour
quand les torches sont mortes sans pouvoir me dire
si il avait une fin à ces couloirs maudits
ah solitude et désespoir, qui le sait à part moi?
On étouffe parfois par crainte de rencontrer l'impasse
je ne peux vivre encore sans savoir si plus loin
je trouverais de l'eau, je trouverais la lumière
et les blocs de pierres que je heurte font mal
je traîne ma collection de ce corps recouvert
de ces bleus, de ce sang et peut-être de larmes
les yeux creux par tant d'épuisement
pour avancer encore,
rester vivante un peu
je veux des certitudes....
Libellés : Poemes d'ombre
Mes poumons hurlent en se remplissant d'eau,
le sel colle à mes lèvres comme un baiser d'amant
ma mémoire se mêle aux algues cheveux verts
ai-je sauté, fus-je poussée je ne saurai jamais
je flotte
mais c'est trop tard
Libellés : Poemes d'ombre
Sur la route tordue aux pierres blanches et grises
mon pied nu saigne un peu mais je marche sans fin,
je cherche peut-être le haut de l'invincible montagne
je regarde derrière moi sans croire au chemin parcouru
la pente est dure et laide et mon sac très lourd
le soleil mortel darde la poussière trop claire
les buissons griffent un peu, les serpents me surveillent
il parait que chacun à son chemin à faire
la pluie, le fracas fou d'un orage en colère,
le ciel si bleu et dur qui perce le regard
faut-il penser vraiment à chaque instant qui doute
d'une possible fin de cette montée ardue?
Une fleur, un caillou, un papillon soudain
et alors simplement je bois à cette escale...
Libellés : Poemes d'or
quitte ce lieu sans avenir
du monde des esclaves "au travail"
et j'arrêterai le temps
celui qui distille ses minutes mortelles
qui te séparent de nous
qui te séparent de moi
la parenthèse spatiale figera les étoiles
où la course des astres est torture pour nous
je te rendrai seulement des secondes magiques
où tu pourras dormir , mes yeux sur tes paupières
et je danserai doucement au chant de ton sommeil...
Libellés : Poemes d'or
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